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TEMARI - Balles de fil
On dit que ces balles de fil ont été introduites au Japon il y a 1200 ans, pendant l'ère Nara du Japon. A cette époque, c'était surtout des jouets pour les enfants.
Il y a des variantes dépendant de la région d'origine, telles que Hime-temari (Kyoto), Nanban-temari (Kumamoto) et Kishu-temari (Wakayama).
Au 16ème siècle, le cœur de la balle consistait de balles de riz ou de sarrasin écrasée. On enroulait du fil autour du cœur, puis une couche de tissu, et au-dessus du tissu les couches finales de beaux fils colorés, selon une séquence précise. (Attention de ne pas dévier de la séquence correcte pour placer les fils, au risque de ne pas pouvoir finir correctement la balle, tout comme pour la dentelle Torchon.)
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MOJIRIORI
Le mojiriori¹ est une forme traditionnelle de tissage. On le trouve non seulement au Japon, mais aussi en Chine, en Corée, au Pérou, au Mexique et au Guatemala. Cette technique vient à l'origine de Chine et du Pérou, elle a été introduite au Japon, en venant de la Corée, entre les septième et huitième siècles.
A cette époque, le tissu de mojiriori était utilisé pour les vêtements aristocratiques ou de cérémonie, ainsi qu'en cadeau. A présent, on en fait des kimonos. Les tisserands professionnels de mojiriori utilisent des métiers spéciaux.
Je vais vous présenter quelques techniques de tissage de mojiriori, en utilisant un métier à tisser à sangle dorsale. J'espère que vous apprécierez cet atelier de mojiriori.
Motifs de base
KUMIHIMO - L'Art du lacet japonais
Au début du 13ème siècle, le terme "lacet" est apparu dans un document trouvé dans un couvent anglais. Il consistait dans une forme de bride dont les fils étaient entrelacés. A Paris des passementeries étaient vendues comme accessoires vestimentaires et au 14ème siècle des galons en lin ont été fabriqués pour orner des robes en Italie. Vous êtes certainement au courant que les techniques du lacet ont été amenées en Flandres par des religieuses françaises qui se réfugiaient des guerres au 15ème siècle.
Le Japon et les autres pays asiatiques ont développé une culture de brides et de nouages. Le Kumihimo en fait partie. Dans les restes archéologiques d'anciennes habitations (environ 10.000 à 6.000 avant J.C.), il est possible de reconnaître les formes de brides décoratives sur la surface des céramiques. Des objets métalliques embellis par des nouages datant de la fin du 6ème siècle après J.C. ont été trouvé dans le tombeau d'un noble de Fujiki. De même que les dessins de laçage Celtes font partie des cultures chrétiennes, les nouages et les laçages asiatiques ne peuvent pas être séparés du bouddhisme. Des ornements d'autel, des écritures et le Canon bouddhique ont joué des rôles importants jusqu'à l'indication de rang dans la hiérarchie de certains temples.
Depuis longtemps pour nous au Japon l'usage des laçages est à la fois ornemental et utilitaire. En 1192 quand les Samouraï, ces fameux matamores, sont venus au pouvoir, le Kumihimo servait pour décorer leur armure et pour soutenir leurs épées. Après des années de guerre civile il y a eu une période de paix relative au cours de laquelle l'art du Kumihimo a été un des talents d'agrément des Samouraï.
Les peuples ordinaires ont commencé à apprécier la beauté du Kumihimo. A la fin de l'ère Edo, au début du 19ème siècle, la ceinture obi est devenue plus large et plus colorée. Par conséquent le Kumihimo a servi à bien fermer l'obi. Lors de l'avènement d'une ère nouvelle en 1868 suivie d'un décret interdisant le port d'épées, les Samouraï ont donné les cordes qui soutenaient leurs épées à leurs femmes et à leurs filles. A partir de ce moment les cordes Kumihimo sont devenues très recherchées partout au Japon. De nos jours nous pensons que le Kumihimo est une occupation féminine et peu de gens savent qu'à l'origine il était strictement réservé aux hommes.
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